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22-01-14

ART PARTNER
50 rue etienne marcel
75002 PARIS

Bureau de liaison hexagonal de la célèbre agence new-yorkaise Art Partner, AP production pilote depuis une dizaine d’années les missions européennes des photographes maison (Terry Richardson, Mario Sorrenti, David Sims et bien d’autres), dont les travaux s’affichent à la fois dans les magazines continentaux et sur les murs de son QG parisien.

C’est rue Étienne-Marcel que les membres de la prestigieuse antenne-relais ont choisi de défendre les intérêts et les mérites de leur irréprochable constellation. Fidèles au nom de la maison-mère, et soucieux de s’élever à la hauteur de sa réputation, les parquets sombres, les volumes immaculés et les quelques élus mobiliers qui les habillent s’y posent en judicieux partenaires d’une agence qui, à l’instar de ses bureaux de verre, se charge de faire passer la lumière que ses protégés domestiquent.

A liaison office based in France for the famous New York agency Art Partner, AP Production has been running European projects for the company's photographers (Terry Richardson, Mario Sorrenti, David Sims inter alia) - whose work has been displayed both in continental magazines and on the walls of its Parisian headquarters - for almost ten years.

It is in rue Étienne-Marcel that the members of the prestigious liaison satellite have chosen to stand up for the interests and values of their irreproachable constellation. True to the name of their parent company, and conscious of living up to its stellar reputation, the dark parquets, immaculate spaces and stand-out pieces of selected furniture adorning them pose as judicious partners for the agency, which, following the example of its glass offices, ensure the flow of light harnessed by its protégés.

Photo : Cyrille Robin

Texte : François Blet

20-09-13

HABEMUS
13 rue Monsigny
75002 Paris

Si l'afterwork est une science, Habemus est son laboratoire. Un doux sanctuaire qui élabore sa décontraction comme ses cocktails, soigne sa judicieuse bistronomie comme son ambiance, et demande à quelques lianes métalliques - sur lesquelles bourgeonnent ses lampes - de compenser en quelques ondulations bienvenues la rigueur de la salle.
Plus que tout, le micro-temple Art Deco de la rue Monsigny intime aux fins de journée de sa clientèle, délicatement achevées entre la jungle sommaire qui surplombe son bar et quelques assiettes de tapas fréquemment saluées, de ne jamais céder au moindre goût.

If afterwork is a science, Habemus is its laboratory. A sweet sanctuary defining its laid-back style just like its cocktails, cultivating its sensible bistronomy as well as its atmosphere, where a  few metallic creepers -hosting burgeoning lightbulbs- wave to make up for the austerity of the dining room.
More than anything, this Art Deco micro-temple of the rue Monsigny orders to its customers' gently finishing evenings, between the raw jungle hanging over its bar and a few often acclaimed tapas plates, to never yield to the slightest taste.

Photo : Cyrille Robin

Texte : François Blet

27-05-13

Koffi and the dogs

Ils sont allemands, belges, américains, de tailles variables ou d’horizons divers, portent des foulards distinctifs  et quittent chaque jour leurs domiciles parisiens pour se retrouver en plein cœur du jardin des Tuileries, autour d’un frisbee bienvenu, d’une balle communautaire ou d’une pelouse prometteuse. Certains assistent Koffi, le berger éclairé de leurs évasions diurnes, d’autres sont des bergers eux-mêmes, mais tous sont inscrits au club très prisé des chiens les moins seuls de la capitale.

Formé par le comportementaliste canin Franck Philip, le maitre-chien Koffi soustrait chaque matin les pensionnaires de son centre très aéré (que certains jeux rendent aérien) à une douzaine d’appartements déserts, garantit sans laisse la liberté surveillée de ses dociles expéditionnaires (seul son propre chien en possède une, qu’il utilise pour guider les plus dissipés), veille de vive voix au respect des codes qui structurent cette association de gentledogs plus civilisés que domestiques , puis se charge de ramener ses ouailles d’emprunt à leurs paniers respectifs, conscient de soulager dans un même effort maitres affairés et chiens isolés. Entre promenade de santé et parcours d’intégration, la chose est d’ores et déjà d’intérêt général.

They are German, Belgian, American, of variable sizes and various horizon, wear distinctive scarfs and leave every day their Parisian homes to meet up in the heart of the jardin des Tuileries, around a welcomed Frisbee, a community ball or a strolling grass. Some of them assist Koffi, the illuminated shepherd of their diurnal escape, others are shepherd themselves, but all of them are registered to the very special club of the less alone dogs of the capital.

Trained by the canine behaviorist Franck Philip, the dog-master Koffi subtracts each morning the boarders of his very airy center (some games make it aerial) to a dozen of empty apartments, guarantees without any leash the supervised freedom of its obedient expeditionary (only his own dog owns one, which he uses to guide the most dissipated), ensures viva voce the respect of the codes which structure this association of gentledogs more civilized than domesticated, than takes care to bring back his borrowed flocks  to their respective baskets, conscious to ease in a common effort busy masters and isolated dogs. Between a healthy stroll and an integration itinerary, the matter is already a general interest.

Photo : Olivier Kervern
Réalisation : Stylianos Pangalos
Texte : François Blet

22-04-13

Atelier Franck Durand
8, rue Chabanais
75002 Paris

Prolongement esthétique de l’activité de ses occupants, le numéro 8 de la rue Chabanais abrite le quartier général de l’Atelier Franck Durand, directeur artistique et prescripteur d’élégance chargé d’accompagner et d’élaborer l’image de maisons comme Balmain, Isabel Marant, De Fursac, Aurélie Bidermann, Zanotti ou le magazine Man About Town, mais aussi de travailler à la réhabilitation d’un quartier parisien du XVIe arrondissement appelé à devenir, sous le nom de Village Boileau, une synthèse d’urbanisme chic et communautaire.

Au sein des pointilleux bureaux de l’Atelier, l’évidence balaie l’opulence, et le foisonnement s’efface au profit de la recherche. Celle de l’espace, tout d’abord, nécessaire relais des idées que l’on ne sur-domestique pas sans risques, mais également celle des quelques éléments (classeurs en uniforme écarlate, étagères jamais combles, images matrices, œuvres rares mais choisies, sources d’inspiration ponctuelles changeant au fil des humeurs stylistiques) désignés pour ponctuer une harmonie intérieure qui impose ses propres lois, faites de décentrages volontaires, d’asymétrie étudiée et d’équilibres minutieux. Le repaire idoine, en quelque sorte, pour ceux qui cultivent l’art de vivre comme l’art de voir.

Like an attractive extension of its occupants' activity, 8 rue Chabanais houses the headquarters of  Franck Durand's workshop. He is an art director and elegance purchasing adviser in charge of guiding and elaborating the image of houses such as Balmain, Isabel Marant, De Fursac, Aurélie Bidermann, Zanotti or the magazine Man About Town, but also working to restore the Parisian neighborhood of the XVIth district, meant to become, under the name of Village Boileau, a combination of chic and community urbanism.

Inside the meticulous offices of the workshop, obviousness sweeps along opulence and abundance fades in favor of research. The one of space, first of all, compulsory batton of ideas that we cannot over-harness without any risk, but also the one of a few elements (binders in scarlet uniforms, shelves that are never full, matrix images, rare but chosen works and punctual sources of inspiration changing with stylistic moods) designed to punctuate the inner harmony that imposes its own laws, made of voluntary decentering, studied asymmetry and fiddling equilibrium. The appropriate hideout, in a way, for those who cultivate the art of living as the art of seeing.

Photo : Cyrille Robin
Texte : François Blet

18-03-13

Stohrer - Patissier Traiteur
51, rue Montorgueil
75002 Paris

Inaugurée par un artisan royal, transfuge de la cour de Pologne dépêché à Versailles en 1725 dans le sillage de Maria Lesczczynska (épouse de Louis XV), l’ainée des pâtisseries parisiennes et sa haute-lignée de douceurs ne sont pas moins nobles que les bouches autrefois conquises par Nicolas Stohrer, inventeur du baba et père-fondateur de l’inamovible boutique installée au 51 de la rue Montorgueil depuis 1730.

Puits d’amour caramélisés au fer rouge, religieuses interminables et montées à l’ancienne… les recettes du grand ancien sont aujourd’hui exécutées par les scrupuleux dépositaires d’un art insensible au temps comme aux arômes de synthèse,  se déploient avec chic sur des étals où pupilles et papilles sont piégées de concert, et vont jusqu’à se nicher entre les mains des nymphes peintes par Paul Baudry sur les murs de l’endroit au mitan du XIXe siècle.

Petit précipité d’élégance sans âge et de grâce artisanale, dont les babas savamment déclinés, les trouvailles indiscutables ou les marbres clairs sont autant de pare-siècles, ce grand nom du goût parisien ne craint que les révolutions de palais.

The eldest Parisian patisserie was inaugurated by a royal craftsman and renegade of the Polish court, dispatched in Versailles in 1725 in the wake of Maria Lesczczynska (Louis XV's spouse). Its high quality sweets are as noble as the mouths formerly won by Nicolas Stohrer, inventor of baba and founding father of the never-changing shop located 51 de la rue Montorgueil since 1730.

Red-hot iron caramelized puits d'amour, endless cream puffs raised in the traditional way... The grand ancient recipes are executed today by scrupulous agents of an art indifferent to time and chemical aromas. They are displayed with chic on stalls where pupils and papillae are trapped together and squeeze in the hands of nymphs painted by Paul Baudry on the walls of the place in the middle of the XIXth century.

Little precipitate of ageless delicacy and handmade grace, whose babas are skillfully presented, indisputable treasures where light marbles defy time, this great name of Parisian taste fears only a palate revolution. 

Photo : Cyrille Robin
Texte : François Blet