


Sur l’asphalte parisien, des cyclistes, dont le nombre croit de façon continue ces dernières années, chevauchent et exhibent quotidiennement leurs montures. Les plus fringants de ces engins, proviennent pour la plupart de chez En Selle Marcel, vélociste nouvelle génération, garé au 40 rue Tiquetonne, et témoin privilégié de l’affection renaissante des métropolitains pour “la petite reine”. Aujourd’hui utilisée pour designer une bicyclette, cette expression émane historiquement du surnom donné à La Reine Wilhelmine d’Orange-Nassau en 1898, jeune Néerlandaise amatrice de vélocipède. Ce mode de transport, encore alternatif (seulement 3% des parisiens se déplacent de la sorte) s’inscrit dans une mouvance économique, écologique et sanitaire. Un activisme symptomatique d’une philosophie de vie, n’en demeurant pas moins univoque, l’utilisation du vélo revêtant également d’une fonction d’apparat, de langage, et de distinction. À l’instar de n’importe laquelle des parures, le deux roues est un signifiant, représentant un prolongement de sa personne, au sein de ce que Maffesoli appelait sa “tribu”. Pour répondre à ce besoin de personnalisation, Bruno Urvoy, 46 ans au compteur, ex.financier/communicant/marketeur, créa en 2011 ce premier concept store français intégralement dédié au vélo urbain. Parfaitement agencé sous un éclairage tonitruant, c’est dans un cadre loftien (200m2), aux teintes claires, naturelles et brutes, que vélos tous azimuts (Abici, Bianchi, Cooper, Brompton, Electra...), accessoires de couleurs (BLB, Miche...), bagagerie de style (Brooks...), et vêtements d’usage (Rapha...) se côtoient pendant qu’une armada de techniciens redonnent vie aux machines de propriétaires négligents, s’en étant dessaisies depuis belle lurette. C’est “l’envie de penser le monde autrement, une collection de cadres et d’objets chinés aux allures de sélections mais aussi une première expérience d’une année dans un précédant espace réservé au vintage” qui ont facilité l’installation de Bruno Urvoy dans ce quartier effervescent qu’est Étienne Marcel. Parangon de la différenciation, un showroom intimiste, à la décoration du milieu du siècle dernier et scandinave, permet sur rendez-vous avec Bruno, de monter sa propre bécane, “selon votre morphologie, à la carte, et manufacturée en France”. Une coquetterie facturée 2500 euros au minimum nous susurre le fondateur. En agitation chronique, En Selle Marcel proposera incessamment sous peu, des objets de maroquinerie personnalisés, réalisés en collaboration avec plusieurs artisans. En attendant, la boutique “mouille le maillot” en soutenant Anjou Vélo Vintage, une rando vélo rétro se déroulant à Saumur les 23 et 24 juin prochain.
On the parisian asphalt, cyclists, whom are more and more numerous these past few years, sit astride and daily vaunt heir mount. The briskest of these device, coming for most of them from En Selle Marcel, bicycle seller new generation, parked 40 rue Tiquetonne, privileged witness of the rebirth of the metropolitan’s re-emergent affection for “the little queen”. Used nowadays to indicate a bicycle, this historical expression emanates from the nickname given to the Queen Wilhelmina d’Orange-Nassau in 1898, young Dutchwoman velocipede enthusiast. This mode of transport , still alternative (only 3% of Parisians move this way) fit into the scheme of economical, ecological and sanitary circle of influence. An activism symptomatic of a lifestyle, being no less than univocal, the use of the bicycle takes on equally a ceremonial, language and distinction function. In the manner of any finery, the two-wheeler is a signifier, representing an extension of our personality, within what Maffesoli use to call his “tribe”.To fulfill this need of personalization, Bruno Urvoy, 46 on the clock, ex financier/communication/marketing, launched in 2011 this very first french concept store integrally dedicated to urban bicycle. Perfectly put together under a booming lighting, it’s in a lofty setting (200 square meter), with pale, natural and raw shades, bicycles from all over the place (Abici, Bianchi, Cooper, Brompton, Electra…), colorful accessories (BLB, Miche…), stylish luggages (Brooks…), and useful clothing (Rapha…) are side by side while an army of technicians are bringing these machines back to life to their neglecting owners, having giving them up for ages. It’s “the need to think the world differently, a collection of frames and antique objects looking like selections but also a first experience of a year in a previous space dedicated to vintage” which facilitate his move in the effervescent neighborhood of Etienne Marcel.Paragon of differentiation, an intimate showroom, with a scandinavian and previous mid-century decoration, allowing, by appointment with Bruno, to build your own bike, “according to your morphology, a la carte and manufactured in France”. A coquetry charged 2500 euros minimum, whispers it’s founder. In chronic activity, En Selle Marcel will offer in next to no time, personalized leather goods, produced in collaboration with several artisans. Meanwhile, the shop “Wet the shirt” supports Anjou Velo Vintage, a retro bicycle ride happening in Saumur on the 23 and 24 of June.
Photos : Cyrille Robin
Texte : Mike Christy













