23-02-12

7, rue Chabanais
75002 Paris

Photo : Cyrille Robin

13-02-12

Minuit Moins 7
710, Passage Véro Dodat
75001 Paris
01 42 21 15 47

Au sein de la galerie Véro-Dodat, située entre la rue Jean-Jacques-Rousseau et la rue du Bouloi, se cache la cordonnerie Minuit Moins 7. Née, en 2009, de la collaboration entre le bottier Fred Rolland et le créateur Christian Louboutin, au nom inspiré du conte de fées « Cendrillon ou la Petite Pantoufle de verre » de Charles Perrault, la cordonnerie restaure, modifie, ressemèle, pose, élargie et lustre les stilettos à semelle rouge de madame autant que les Alden de monsieur. Les cordonniers se succédant dans ce lieu sont des aspirants compagnons, gage d’un travail d'excellence. La page Facebook de Minuit moins 7 vous permet de consulter les prestations proposées et leurs tarifs ainsi que des photographies de certains ouvrages. L’arrivée prochaine d’un nouvel artisan dans l'équipe témoigne d'ailleurs d'un grand engouement pour cette cordonnerie employant déjà deux personnes à plein temps. Minuit Moins 7 poursuit une recherche de perfection, déjà entreprise par les deux partenaires lors de la création d’un atelier sur mesure dédié aux commandes spéciales de la maison Louboutin, il y a trois ans, réalisant notamment des souliers de scène pour des performeuses dont Arielle Dombasle et Dita Von Teese font parties. Le sublime passage Véro-Dodat, au style néoclassique, à découvrir ou à redécouvrir, abrite également l’écrin pour homme Christian Louboutin, situé juste en face de la boutique historique. Christian Louboutin, une histoire entamée depuis 2 décennies, résumée, revisitée, intensifiée lors de l'exposition qui lui est consacrée au Design Museum de Londres débutant le 28 mars prochain, mais également par le biais d’une collection capsule de vingt escarpins emblématiques accompagnés de six sacs inédits.

Within the Véro-Dodat gallery, located between rue Jean-Jacques Rousseau and rue du Bouloi, hides the cobbler Minuit Moins 7 (7 to Midnight). Born, in 2009, from the collaboration between the bootmaker Fred Rolland and the designer Christian Louboutin. The name was inspired by the fairytale from Charles Perrault, "Cinderella or The Little Glass Slipper". The cobbler restores, modifies, resoles, fits, enlarges and polishes the red soles stilettos of Madame as well as the Alden's of Monsieur. Cobblers following one another in this place are inspiring journeyman, a guarantee of excellent work. Minuit moins 7's Facebook page allows you to be aware of the offered services, the rates and has pictures of a few of their work. The upcoming arrival of a new artisan in the team testifies the true infatuation for this cobbler, which already employs two person full time. Minuit moins 7 is pursuing it's search for perfection, already undertook by both associates when they created a custom-built atelier dedicated for special orders of Louboutin, three years ago, notably realizing stage shoes for bewitching performers such as Arielle Dombasle and Dita Von Teese. The sublime Véro-Dodat alley and it's neo-classic style, to discover or rediscover, hosts the Christian Louboutin for men store as well, located in front of the historical boutique. Louboutin, a story entered 2 decades ago, summarized, revisited and intensified during the Design Museum of London's exhibition devoted to his carrier, starting march 28th, but also via a capsule collection of twenty pair of pumps and six exclusive bags.

Photos : Cyrille Robin
Texte : Mike Christy

09-02-12

4, rue Chabanais
75002 Paris

Majoritairement regroupée aux alentours de la rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie depuis les années 80, la communauté homosexuelle s'est donnée rendez-vous tout au long de la décennie précédente, dans le secteur environnant la rue de Sainte-Anne. Endormie depuis la fermeture de célèbres maisons closes datant de l'avant-guerre, le quartier fût pourtant à la genèse de la culture clubbing de la capitale. En pleine journée, les nombreux établissements ne possédant généralement pas d’enseigne, les allées ne laissaient en rien entrevoir ce qu'elles devenaient la nuit. Néanmoins, au milieu de cet épicentre de la jeunesse masculine gay, le César, affichait quant à lui certains signes extérieurs de libertinage comme en témoigne le style orientale, décomplexé et magnifique de sa devanture en fer forgé. Dans une atmosphère résolument Disco, le club était particulièrement apprécié des happy fews pour ses atypiques ouvertures dominicales dès 16h.

Mostly reunited around rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie since the 80's, the homosexual community gathered during the previous decade in the neighborhood of the rue de Sainte-Anne. Asleep since the closure of a few famous whorehouses dating from the prewar period, the neighborhood used to be at the genesis of the clubbing culture of the capital. In full day light, the institutions generally did not own any signs, the alley didn't let anything noticeable of what it was becoming at night. Nevertheless, in the center of the male gay youth, the César, was displaying certain exterior signs of debauchery as the oriental style and magnificent wrought iron door testifies for. In a resolutely Disco atmosphere, the club was particularly appreciated by some happy fews for it's atypical sunday openings from 4 o'clock.

Photo : Cyrille Robin
Texte : Mike Christy

03-02-12

Kunitoraya II
5, rue Villedo
75001 Paris
01 47 03 07 74

Chez Pauline, André Génin proposait dans un bistrot à l’atmosphère datant de 1900, une popote bourguignonne typique et fine à la fois. L’ouverture de Kunitoraya II début 2010, en lieu et place de cette ancienne belle cantine, ne modifie pas d’un iota les fondamentaux préalablement instaurés. Cuisine apparente, horloge et luminaires d’époque, superbes boiseries, immenses miroirs mouchetés et mini faïences blanches constituant l’habillage du restaurant sont restés identiques. La table, devenue nippone, demeure également traditionnelle et savoureuse. Située en retrait de la surfréquentée rue de Saint-Anne, où est installée la première adresse de Masafumi Nomoto, Kunitoraya I, cette annexe se veut délibérément dissemblable de la principale, mais aussi des autres établissements du quartier à bien des égards. Accueil délicat, ambiance discrète, les célèbres et succulents udons aux accompagnements multiples côtoient sushis à la vapeur, onigiris, bentos et tempuras entre-autres, dans des assiettes très léchées. Le résultat est simple et parfaitement exécuté. L’endroit vous exempt par ailleurs des odeurs de friture habituelles, un luxe rare. Aujourd’hui, ex-habitants de l’archipel, agréables inconnus et personnalités locales apprécient sans retenue, les déjeuners bon chic bon genre (menus de 18 à 37€) ainsi que les surprenants diners à base de tapas japonaises (comptez 70 €).

At Pauline’s, André Génin was offering  in a 1900 atmosphere bistrot, a typical and refined Bourguignonne cooking. The opening of Kunitoraya II in early 2010, in loco of this ancient beautiful canteen, doesn’t move an inch the fundamentals established beforehand. Conspicuous cuisine, antique clocks and lights, superb woodwork, great flecked mirror and tiny white earthenware, constituting the restaurant’s grooming, stayed identical. The Table, became japanese and remains equally traditional and tasty. Located in retreat from the overly busy rue de Sainte-Anne, where Masafumi Nomoto’s first address is based, Kunitoraya I, this annex deliberately wants to be dissimilar from the principal, but also from all the neighborhood’s restaurants. Delicate welcome and discrete atmosphere. The famous and delicious Uddon with multiple garnish side by side with steamed sushi, onigiris, bentos and tempura among others, served in polished plates. The result is simple and perfectly executed. In addition, the place is frying smell free, a rare luxury. Today, Archipelago’s ex-residents, friendly strangers and local personalities appreciate to excess, the chic and conservative lunches (menus from 18 to 37€) as well as the surprising japanese tapas diners (count 70€).

Photos : Cyrille Robin
Texte : Mike Christy