25-01-12

Jardin du Palais Royal
75001 Paris

Photos : Cyrille Robin

18-01-12

Maison Martin Margiela
25 bis, rue Montpensier
75001 Paris

En octobre 2002, la Maison Martin Margiela, fondée en 1988, ouvre une nouvelle boutique en nom propre dédiée aux hommes dans le quartier du Palais Royal. Celle-ci est adjacente à la boutique femme qui fût ouverte au mois de juin de la même année. Pour toutes ses boutiques, la Maison Martin Margiela cherche toujours à exploiter les fonctions inhérentes à l’emplacement qu’elle investit, mettant en valeur les forces propres aux lieux. Ces endroits sont généralement marqués par toute une gamme de blancs, nuancés et exploités de façon prolifique, occupant surfaces, meubles, objets, tissus et textures. Les deux adresses parisiennes sont au moment de leur ouverture parmi les très rares boutiques de mode du quartier. Le créateur belge sera rejoint progressivement par une vague de créateurs étrangers tels que Marc Jacobs, Stella McCartney ou encore Rick Owens, peu soucieux de la rivalité rive droite/rive gauche préoccupant les grandes maisons françaises. Le style du designer, radical, fut rapidement caractérisé de “déconstructiviste”, en reflet de l’architecture de Tschumi, Eisenman, Himmelblau et Libeskind au début des années 90. Destruction, reconstruction du vêtement donc, mais également décontextualisation, exploration du dos et de l’envers de celui-ci, traitement du blanc étiré jusqu’au jaune, ou encore agrandissement gigantesque en taille homme de tenues féminines. Contrairement aux stylistes utilisant leur image pour promouvoir leurs créations, Martin Margiela a brillé par son silence, ne s’exprimant seulement que par son travail et toujours collectivement, en tant que Maison. La Somerset House de Londres, après le MoMu d’Anvers et la Haus der Kunst de Munich, lui a d’ailleurs récemment et majestueusement rendu hommage par une exposition retraçant les 20 ans de Maison Martin Margiela.

In October 2002, Maison Martin Margiela, founded in 1988, opened a new boutique in it’s own name dedicated to men in the neighborhood of Palais Royal. It is djacent to the womenswear shop launched in june the same year. For all his boutiques, MMM is always looking to exploit the inherent functions of the space he takes over, emphasizing the strength of the place it-self, generally using a range of different white, used in a prolific way, occupying surface, furniture, objects, fabrics and textures. Both parisian addresses were when they open among the very rare fashion boutiques of the neighborhood. The belgian designer will be joined progressively by a wave of foreign designers like Marc Jacobs, Stella McCartney as well as Rick Owens. Caring little about the rivalry between Parisian right and left bank unlike major french couture Houses.The designer’s style, radical, was rapidly described as “deconstructionist”, reflecting the architecture of Tschumi, Eisenman, Himmelblau and Libeskind in the early nineties.Destruction, garment’s reconstruction but also decontextualization, exploration of the back and the inside. Treatment of the white elongated to yellow or gigantic enlargement to man size for feminine silhouettes. Unlike certain designers who exploit their image to promote their brand, Margiela shines by his silence, expressing himself only via his work and always collectively. The London Somerset House, after MoMu in Antwerp and the Haus der Kunst in Munich, recently and majestically paid him a tribute by recounting the 20 years of Maison Martin Margiela.

Photos : Cyrille Robin
Texte : Mike Christy

06-01-12

Interview Olympia Le Tan

Avoisinant notre atelier, la créatrice franco-anglaise nous accueille dans sa coquette “manufacture de ré-edition”. Entourée de ses deux petites mains japonaises, elle revient sur ses débuts, nous explique son processus de création et nous fait part de ses projets à venir.

Neighbouring our atelier, the anglo french designer welcomes us in her tidy “re-edition factory”. Surrounded by her two japanese steamstress, she recalls her beginnings, explains us her creative process and breaks the news on her upcoming projects.

Interview et Texte : Mike Christy

06-01-12

Olympia Le Tan
6, rue Chabanais
75002 Paris

Passée par Chanel sous la bienveillance de Gilles Dufour, puis l’ayant suivi chez Balmain, Olympia Le Tan confectionne depuis 2009 ses propres collections de sacs pour dames. Ayant grandi au milieu de la bibliothèque de son père, illustrateur notoire, le rejet du fourre-tout logotypé d’une saison a fait naître de ses mains des pochettes hors du temps prenant la forme de livres anciens. Inventées par Van Cleef & Arpels en 1934 pour y transporter la nuit tombée un modeste nécessaire de beauté, les minaudières, réinterprétées par la créatrice, sont à contre-courant des propositions actuelles. La couverture d’un ouvrage, avant d’être façonnée par les stratégies marketing, est devenu un vecteur de culture non plus seulement par son contenu mais également pour son apparence sous l’impulsion de l’Art Nouveau et du Dadaïsme. Dans un univers féerique, faussement candide, c’est par la broderie et le détournement de ses couvertures favorites que la créatrice offre un sens nouveau aux objets de lecture. Au-delà d’une production revendiquée française, l’ambition artistique d’Olympia Le Tan lui permet d’occuper un espace chez les revendeurs les plus courus de la planète. Preuve de son succès, elle est ce mois-ci, l’invitée du salon de mode italien Pitty Woman à Florence.

Started at Chanel under the kindliness of Gilles Dufour, then followed him at Balmain, Olympia Le Tan designs since 2009 her own bag collection for ladies. Growing up surrounded with her father’s bookshelf, notorious illustrator, and with her rejection of the seasonal monogramed cary-all gave birth to timeless clutches in the form of ancient books. Invented by Van Cleef & Arpels in 1934 to cary, when the nigh falls, a modest beauty set, the Minaudiere, reinterpreted by the designer, are against the tide of anything proposed today. Book covers, before being manufactured by the marketing strategies, became a cultural vehicle not only by their content but also by their appearance under the impulsion of Art Nouveau and Dadaism. In an enchanting  universe, falsely ingenuous, it is via embroidery and the hijacking of her favorites covers Miss Le Tan offers a new direction to the object of reading. Beyond a production claimed to be French, the artistic ambition of Olympia Le Tan allows her to occupy a space in the planet’s most prized retailers. Proof of her success, she will be this month the guest designer at the italian fashion fair, Pitty Woman in Florence.

Photos : Cyrille Robin
Texte : Mike Christy

03-01-12

Maison de Fursac
112, rue de Richelieu
75002 Paris
01 42 96 66 12

Au cours de la première moitié du XIXe siècle, les rues de Richelieu, Feydeau et Vivienne sont les plus grandes artères commerçantes de l’élégance masculine. Une quarantaine de Marchands Tailleurs officient dans le quartier de la Bourse, pendant parisien du Row. Nombreux sont d’origines germanique et JJ. Staub est le représentant le plus illustre de cette génération. Désigné premier au classement des Tailleurs par l’Almanach des Modes et des Mœurs parisienne en 1821, le natif de Zurich habille notamment Honoré de Balzac et les chambellans de la Cour. Silhouettes contemporaines, qualité des matières souvent exclusives, et subtilité des détails distinguent les plus raffinés. Exactement 190 années plus tard, à seulement quelques rues de cet épicentre, la maison De Fursac drappe aujourd’hui hommes modernes et néo-dandys. Visite guidée des archives d’une marque française en plein renouveau.

During the first half of the nineteen century, rue de Richelieu, rue Feydeau and rue Vivienne were the main shopping thoroughfare of masculine elegance. About forty tailors officiated in the Bourse neighborhood, the Parisian equivalent of Savile Row. Most of them came from Germany and JJ. Staub was the fervent representer of this generation. He was assigned first place by the Almanach des Modes et des Moeurs Parisiennes (Parisian fashion and lifestyle Almanac) in 1821. The Zurich born designer notably dressed Honore de Balzac and the Court's chamberlains. Contemporary silhouettes, fabrics's high quality exclusive to their design and subtle details single out the most refined. Exactly 190 years later, only a few streets away from this epicenter, the house of De Fursac dresses nowadays modern men and neo-dandys. Guided tour of the archives of a french brand in full bloom.

Photos : Cyrille Robin
Texte : Mike Christy